Samedi 17 juillet 2010
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Huit chrétiens ont été expulsés début juillet du Maroc: deux Français, deux Suisses, un Egyptien et un Nigérian
et même une Espagnole et une Libanaise mariées à des Marocains (la Libanaise a même été contrainte d'abandonner sa fille de six ans.
Depuis le début de l'année 2010, 130 chrétiens (majoritairement, mais non exclusivement, protestants) ont été
expulsés du Maroc - officiellement pour "prosélytisme".
S'il en est ainsi dans un pays musulman "tolérant", on imagine ce qu'il en est en Arabie saoudite, en Indonésie
ou au Pakistan… et il se trouve encore des gens pour larmoyer sur le statut des musulmans en terre chrétienne!
Source: AFP - La Croix
Par Vini Ganimara
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Samedi 17 juillet 2010
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Nos confrères de Perepiscopus nous signalent une importante
réunion entre l'Eglise catholique française (à la fois les représentants de la conférence épiscopale, emmenés par le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris, et les représentants du
saint-siège, emmenés par Mgr Ventura, nonce apostolique) et le gouvernement.
Ces rencontres instituées par Lionel Jospin, en 2002, sont l'occasion de faire le point sur les dossiers
intéressant l'Eglise et l'Etat.
On notera, en particulier, parmi les sujets de discussion de cette réunion du 8 juillet l'accord sur la
reconnaissance réciproque des diplômes, dont j'ai déjà abondamment parlé, et la contractualisation des établissements d'enseignement supérieur catholique.
Par Vini Ganimara
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Vendredi 16 juillet 2010
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Lu sur le blog Benoît et
moi, via le Salon
beige, cette lettre pastorale de l'archevêque de Burgos en Espagne:
"Le 5 juillet 2010 [...] a été promue une loi inique qui s’oppose frontalement à la droite raison et à la plus élémentaire justice. Telle est la loi qui
établit que les Espagnols ont le droit de tuer les non - nés, à partir du moment où ils le font avant les 14 semaines. Disons-le très clairement : cette loi n’est pas une loi, même si elle
se présente ainsi du fait d’instances politiques et législatives. Ce n’en est pas une car personne n’a le droit d’éliminer un innocent. En cela, elle n’oblige pas. La droite raison ne
peut admettre comme droit le fait de tuer une personne qui n’a commis aucune faute.
J’ai dit « raison », non religion. Car le droit d’exister d’une personne déjà conçue, même si elle n’est pas
encore née, n’est pas une croyance de telle ou telle religion. On n’a pas besoin d’être croyant pour affirmer qu’un innocent a le droit d’être défendu et respecté dans son intégralité. La droite
raison comprend qu’une personne, un être humain, ne peut ne peut être détruite par une responsabilité étrangère. Encore moins si c’est pour gagner de l’argent ou des voix. Le sens commun se
rebelle.
C’est une tromperie d’affirmer que cette loi a été approuvée par la majorité du parlement et qu’elle est
représentative de la majorité des citoyens ; ou de dire que si le Tribunal Constitutionnel la déclare conforme, ce serait désobéir que s’y opposer et que cela mériterait une sanction. La
tromperie consiste à attribuer à des politiques, des juges ou des citoyens, un droit qu’ils n’ont pas. Et personne n’a le droit de légiférer sur le fait qu’on peut tuer un innocent. Quelle
société subsisterait si on déclare que c’est un droit citoyen décidé par la majorité de tuer des innocents."
Merci, Monseigneur, de parler pour les innocents à naître!
Et merci de nous rappeler qu'une loi inique n'est pas une loi, que la loi civile doit nécessairement, pour
obliger en conscience, être conforme à la loi naturelle et à la loi divine… Et tant pis si ça fait bondir les "démocratistes"! Comme le disaient les Apôtres: Non possumus, nous ne pouvons pas
obéir à ces lois qui nous commandent de détourner les yeux quand on tue les innocents, qui nous commandent même d'être complices de leur assassinat…
Par Vini Ganimara
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Vendredi 16 juillet 2010
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10:07
Revenons-en à Malines-Bruxelles. On peut comprendre que Mgr Léonard désire avoir les mains libres pour les
quelques années qu’il a devant lui mais, par ces récentes nominations à Namur et à Bruges, n’est-il pas en train d’organiser son propre isolement dans la conférence épiscopale qu’il
préside ? Conserver à Malines-Bruxelles NNSS De Kesel et Vancottem permettait de les tenir en laisse, puisqu’un auxiliaire n’a pas de pouvoirs propres. En attendant, le cardinal Danneels
doit être heureux de voir sa politique réalisée par un successeur qu’on présentait comme son pire adversaire et à qui il avait deux fois tenté de barrer la route à l’épiscopat. Godfried Danneels
pouvait-il rêver une meilleure transmission de son héritage que ce scénario, où ses deux premières « créatures » (1982 et 1984) accèdent en moins d’un mois à des sièges propres ?
La succession à Bruges est même un cadeau en or pour lui : à son fidèle compagnon de route Vangheluwe succède son dauphin De Kesel, le tout dans son diocèse d’origine.
Certains se consolent en pensant que Mgr Léonard va se faire donner de bons
évêques pour les trois postes d’auxiliaires maintenant libres. Tout est possible, mais il est de bonne méthode de juger sur ses accomplissements passés un homme qui a déjà un long
parcours.
Prenons un seul point : Mgr Léonard a souvent été acclamé pour son
séminaire. Cet enthousiasme me paraît excessif quand on en connaît le directeur : né en 1970, l’abbé Rochette ignore à peu près tout de la théologie d’avant 1962. En liturgie, c’est la même
chose : 1962 n’existe pas, 1970 règne en maître. Ni par mes sources belges, ni de connaissance directe, je n’ai constaté le moindre effet du motu proprio de 2007
au séminaire de Namur. On n’y fait même pas le minimum pour amorcer une restauration digne de ce nom : enseigner activement liturgie moderne dans l’esprit de l’ancienne, dans l’optique de
Benoît XVI. Or, il est peu probable que la nomination de l’abbé Rochette à la tête du séminaire de Namur soit une erreur de calcul, quand on sait comment l’abbé Léonard dirigeait le séminaire de
Louvain-la-Neuve : il prit rapidement pour modèle Mgr Lustiger et sa fameuse "troisième voie".
Plus près de nous, à son arrivée à Malines Mgr Léonard a confirmé tout le
conseil épiscopal du cardinal Danneels et n’y a effectué aucun changement depuis lors. Sur la base de ces deux exemples représentatifs, on peut avoir des craintes quant aux noms que Mgr Léonard
proposera à Benoît XVI pour les 3 postes d’auxiliaires vacants à Malines-Bruxelles... et pour les autres sièges belges dans les prochaines années.
Par Vini Ganimara
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Vendredi 16 juillet 2010
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06:15
Je lis sur le blog de Jeanne Smits cette lettre du cardinal Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, aux personnes manifestant
contre la légalisation du "mariage" homosexuel:
"Il ne
s'agit pas d'une simple question de terminologie ou de conventions formelles au sein d'une relation privée, mais d'un lien de nature anthropologique. L'essence de l'être humain tend à l'union de
l'homme et de la femme comme lieu réciproque d'accomplissement, d'attention et de soins, et comme chemin naturel pour la procréation. Cela donne au mariage à la fois la transcendance sociale et
son caractère public. Le mariage précède l'Etat, il est la base de la famille, la cellule de la société, antérieur à toute législation et antérieur à l'Eglise elle-même. De telle sorte que
l'adoption du projet aujourd'hui en gestation représenterait un réel et grave recul anthropologique.
Le mariage (entre un homme et une femme) n'est pas la même chose que l'union
entre deux personnes de même sexe. Distinguer n'est pas discriminer, mais respecter : différencier en vue de discerner signifie valoriser avec justice, et non point discriminer. En un temps
où nous mettons l'accent sur la richesse du pluralisme et la diversité culturelle et sociale, c'est une contradiction que de minimiser les différences humaines fondamentales. Un père, ce n'est
pas la même chose qu'une mère. Nous ne pouvons enseigner aux générations futures qu'il n'y a pas de différence entre le fait de se préparer à réaliser un projet de famille en acceptant de
s'engager dans une relation stable entre un homme et une femme, que de cohabiter avec une personne du même sexe.
Prenons garde qu'en essayant de mettre en avant et de veiller sur un prétendu
droit des adultes nous ne laissions de côté le droit prioritaire des enfants – qui doivent être les seuls privilégiés – à compter sur un père et une mère comme modèles, à avoir un papa et une
maman."
On appréciera la clarté, la netteté et la simplicité de ce langage de défense de
la loi naturelle. J'insiste en particulier sur cette phrase, fondamentale: "Le mariage précède l'Etat". Ce qui signifie évidemment que l'Etat n'a pas d'autre pouvoir sur le mariage que de le
protéger!
Autre aspect intéressant de cette lettre, le cardinal salue dans ces
manifestations (qui ont réuni des centaines de milliers de personnes… selon la presse, pourtant toujours encline à minimiser le poids des défenseurs de la vie et de la famille) une "expression de
la responsabilité du laïcat". Heureuse déclaration, qui rappelle que la sphère principale d'action autonome des laïcs chrétiens reste l'action dans la cité (ce qui nous met à des années-lumière
de cette espèce de cléricalisation des laïcs et de laïcisation des prêtres que nous connaissons trop souvent en France…)
En tout cas, nous sommes heureux, nous catholiques de la vieille Europe, de
soutenir de nos prières le combat de nos frères argentins pour la famille…
Par Vini Ganimara
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